bOOmbay !!

mardi 30 juin 2009

On The Road Again


Et oui, "On The Road Again", c'est notre nouveau projet de voyage... Depuis notre retour à Paris, il faut bien dire que le goût du voyage que nous a donné l'Inde ne nous a plus jamais vraiment quitté. On a donc essayé d'oublier, bossé pendant 2 ans, mais l'envie de repartir a été trop forte. Fin Août 2009 donc, on repart et cette fois, on compte aller plus loin dans notre apprentissage et découverte du voyage. On part avec notre moto depuis Paris, une modeste Suzuki VanVan 125cc en direction de l'Inde certes, mais même de Sydney. On devrait repasser par Bombay pour notre plus grand bonheur ! Suivez donc ça sur notre blog OnTheRoadAgain.

mercredi 16 avril 2008

Juhu beach by night!

On a fait Juhu Beach de jour. Je vous emmène le soir. Nous allons visiter maintenant plus particulièrement les boutiques de nourriture. C'est un vrai festival de couleur. Comme d'habitude tous les sens sont sollicités. Les indiens viennent là pour manger un morceau un peu tard, dîner en famille sur un chataï posé sur le sable ou simplement manger une glace entre amis.

A l'entrée voici un vendeur de Betel. Regardez il est en train de les préparer. Au premier plan les feuilles macèrent dans l'eau. Sur ceux qui sont finis, la partie blanche est une feuille d'argent et la rose est une cerise confite puisque ce sont des sweet betels ici.

On peut également manger de la glace. C'est en fait un cube de glace pailletée devant vous, compressée dans un verre, à laquelle on ajoute du sirop. Un bâton est planté pour faire un esquimau. C'est simple : choisissez le parfum (ou la couleur!) que vous voulez parmi ces bouteilles

Maintenant on va vous pailleter un cube de glace. Regardez elle est fraiche, elle vient juste d'arriver par le livreur en vélo...

Ça a un succès fou ces glaces. En plus, c'est le mois de Mai, on est en plein été. A moins que vous ne préfériez les noodles (nouilles) sucrées au sirop...

Continuons notre tour. Voilà un vendeur de pani puri. Qu'est-ce que c'est? Voilà typiquement du "snacking" qu'on trouve dans la rue. Vous voyez les petites boules dans la vitrine? On fait un trou dedans avec le pouce puis on les rempli d'une eau glacée et épicée. C'est spécial mais assez bon. On les prépare devant vous, une par une, au fur et à mesure que vous mangez.

Je vous propose de terminer notre visite par un stand de pav bhaji. Le cuisinier est en train de préparer le bhaji qui est une purée de légumes que l'on mange à la main (je vous rappelle qu'en Inde on mange avec la main droite, l'autre étant réservée à... autre chose!) en attrapant la purée avec des morceaux de pav (un petit pain de mie en boule). C'est très bon!

Un petit conseil en passant. Si vous partez en Inde. Prenez l'habitude de garder votre main droite propre. Gardez la gauche pour tout le reste autant que possible (vous tenir dans le train etc.). Comme on ne peut pas toujours se laver les mains c'est toujours pratique d'en avoir une en réserve!

D'ailleurs, autre conseil en passant. Il est très difficile, voire impossible de refuser la nourriture qu'on vous offre. Ceci dit il y a des techniques pour se débiner un peu (car vous n'avez pas faim, ce n'est pas très propre ou vous n'aimez pas...) Par exemple, en allant chez les parents d'un amis indien, j'ai constaté que même lui ne pouvais pas refuser! Ce qu'il fait, c'est qu'il prend ce qu'on lui donne, il le partage en deux et offre la moitié à quelqu'un d'autre qui à son tour ne peut pas refuser!! Ça fonctionne très bien avec les grosses sucreries. A bon entendeur...

vendredi 23 février 2007

Back in Maximum City !


C'est donc pas sans plaisir et avec une petite impression de rentrer chez nous que nous avons retrouvé Bombay. En plus, certains amis sont toujours là, et même d'autres qui ont rejoint la ville après notre départ (Marion pour ceux qui la connaissent!). Attention, on a même rencontré un fan du blog, Baptiste aujourd'hui en échange à son tour à NMIMS. Merci Baptiste pour ta fidélité! On a donc retrouvé une petite équipe ici pleine d'énergie et ça fait plaisir d'échanger avec eux nos expériences en Inde. On a du coup décidé de retourner aux sources de notre arrivée à Bombay, dans le Nord, tout près de notre premier hôtel, mais cette fois-ci carrément dans un ashram compris dans l'enceinte d'un temple Hare Krisna pour une ambiance divine assurée mais finalement carrément pro voire luxe. Voilà donc on visite les derniers sites qui nous restaient et on ne faiblit pas sur le shopping pour vous ramener les souvenirs les plus kistshs (ou draviniens, merci Baptiste) possibles...y en a qui ne vont pas être décus.

samedi 30 décembre 2006

Le blog est entre les mains de cet homme...

A cause de Nico (il faut bien balancer de temps en temps) le blog part en live (vous devriez ne pas avoir la barre sur le côté ou de fond suivant votre navigateur)... Et comme notre connexion à la maison ne marche plus très bien à cause du séisme à Taïwan, nous ne pouvons plus réparer la bêtise avant de partir. Nous avons donc chargé Antoine de remettre tout ça d'aplomb. Il n'y connaît rien, ca va donner ! Donc si c'est encore plus moche dans quelques jours ou que ça ne marche plus, ça sera de sa faute, qu'on se le dise...

Bombay, c'est fini !

Voilà, on sort de notre dernier partiel, on est en train de finir notre dernier devoir (une vaste blague), on vient de finir notre parcours qui consistait à faire signer par 5 personnes de l'administration un papier (c'était les douze travaux d'Astérix à l'indienne) et ce soir, c'est notre dernière nuit à Bombay. On part demain matin passer le nouvel an et quelques jours à Goa. Ancien lieu de prédilection des hippies, on est sensé se retrouver sur de belles plages avec des fêtes énormes toujours sur la plage... histoire de décompresser de cette période qui a été un peu rickshaw-boulot-dodo ces derniers temps. Oui, vous pouvez nous plaindre un peu ! C'est un peu bizarre de partir, on a l'impression de ne pas avoir fait tout ce qu'on devait faire ici. En même temps, on en a quand même bien profité. Mais on avait nos habitudes ici... Enfin, on repassera ici de toutes façons en février pour prendre notre avion mais en attendant, en avant le voyage !

lundi 25 décembre 2006

Noël au Marriot


Nous avons finalement passé un bon Réveillon de Noël même si ça ne ressemblait pas compètement à Noël... On avait donc rendez-vous avec une dizaine de français au Marriott pour fêter ça. On avait décidé que chacun amènerait un cadeau de 100 roupies maximum (un peu moins de 2 euros) et qu’on se les offrirait en tirant des noms au hasard. Concept classique quand on ne passe pas Noël en famille, il faut bien essayer de pimenter un peu tout ça. Nous avons donc pris pas mal de plaisir à négocier nos cadeaux les plus typiques possibles au marché avant de venir au rdv. On passera sur le fait que Johanne s'est finalement retrouvée avec un poivron en étant tombé sur la seule personne pas au courant du concept... On a même assouvi la plupart de nos espérances d’expatrié frustré avec du saumon fumé, bœuf, canard, pain, fromage avec goût et… du champagne Moet à volonté (trop à volonté peut-être…) ! Sinon Nicolas a eu le droit à la compile des meilleurs chansons Bollywoodiennes de l’année et depuis on se le passe bien entendu en boucle !
Voilà sinon JOYEUX NOEL à tous !

samedi 23 décembre 2006

Noël quand même...

Noël approche à grands pas, le réveillon étant même demain, bon jusque là j'imagine que je ne vous apprends rien... Mais disons que pour nous, ce sera un Noël un peu spécial. On ne ressent vraiment pas trop Noël en fait. Déjà, vous vous en doutez, ici Noël, ils ne connaissent pas beaucoup, il y a quelques percées du côté des commerçants qui tentent rarement de faire au moins une vitrine aux couleurs sapins-Père Noël-neige... Mais ça, c'est surtout valable dans le Sud de Bombay, le centre. Nous dans le Nord, on a juste droit à des vendeurs de bonnets rouge en t-shirt (fais toujours 30° ici même si c'est l'hiver...) aux feux rouges. En fait, la façon dont ils commencent à fêter Noël ici, c'est un peu comme Halloween chez nous, ils prennent rapidement le côté folklorique de la chose. Et encore, ça reste très marginal... On a quand même croisé deux Pères Noël dans la rue! Des espèces de mirage pour ici, un carrément en carriole au milieu de la circulation et un deuxième embarqué en taxi qui nous saluait de la main ! Surréaliste !

Nous, on va faire le réveillon au Mariott avec quelques Français. Ils nous ont promis un open-champagne pour nous faire oublier le côté au final très glauque de la chose... JOYEUX NOEL !

Dernier petit détail, voilà le message pour les fêtes de la personne qui s'occupe de nous à l'école ... Sans commentaires, c'est très très indien !

Happiness keeps u Sweet, Trials keep u Strong,

Sorrow keeps u Human , Failure Keeps u Humble,

Success keeps u Glowing,

But only God Keeps u Going

Merry Christmas

and

Happy New Year!

Dernier cours de notre vie (enfin, on espère...)

Dernier cours d'Infotech management. Le prof a absolument voulu faire une photo avec nous... Petite anecdote marrante : durant ce cours, il y avait un intervenant, le petit microbe à droite, et il a quand même eu le droit à un bouquet de fleur et une coupe de notre école pour l'accueillir... Quel sens de l'hospitalité ces Indiens !

Le dernier cours :

On s'était dit que ça serait bizarre. En fait non, on écoute toujours aussi peu pendant notre dernier cours (la preuve, je suis en train d'écrire un post...).
On ne se rend pas trop compte mais quand même, plus de guignol à écouter (ou faire semblant d'écouter), plus de devoirs, plus de dossiers à rendre, plus d'exposés à faire... Ca veut aussi dire qu'il va falloir travailler... Aïe ! Mais bon, ça sera toujours mieux que de rester assis en cours. Et puis, à 23 ans, il est normal de passer à autre chose. Même si ce n'est pas l'envie de rentrer dans l'âge adulte qui me démange. Mais bon, je suis sûre que l'on peut continuer à s'amuser et à rigoler quand même... Hein les vieux ?
Bon, j'ai l'impression que c'est vraiment la fin. Le cours s'achève. "Have Fun" il vient de nous dire, ça va, ça commence bien !
Mais bon, comme on a beaucoup de chance, il nous reste encore tous les partiels et quelques dossiers à rendre... Mince, ce n'est donc jamais fini ?!!??!

Adieu la cooloc !

Avant hier soir, c'était notre dernière soirée tous les quatre avant l'arrivée des amoureux pour les fêtes de fin d'année. Nous avons donc immortalisé ce moment...

Problèmes techniques

Bon, vous avez peut-être remarqué, nous avons quelques problèmes techniques avec notre blog...Merci Free (enfin bon en même temps grâce à eux l'hébergement est gratuit). On espère juste que ce genre de problèmes empêchant l'accès au blog sont définitivement passés. Quoiqu'il en soit, on prendra ce problème à l'Indienne c'est à dire SANS SOUCIS. Eh oui, même ici, les résidences du SANS SOUCIS ça existe, on est tombé là-dessus hier en plein Bombay !

mercredi 20 décembre 2006

Eux et nous


Bon, la photo n'a pas grand chose à voir mais bon, on a qu'à dire que c'est Eux...

Il est assez amusant de voir notre changement de comportement face aux Indiens au quotidien. Déjà, au début, quand un estropié, un Hijra (trav’ d’ici assez nombreux à faire la manche) ou simple mendiant venait nous voir, on était tout gêné, on évitait de le regarder... Maintenant, nous faisons un petit « psit psit » et un geste de la main pour les faire déguerpir. Bon, ça ne marche pas tout le temps, notamment hier où on en avait un tremblant-estropié qui a bien insisté le temps du feu rouge (qui devait d’ailleurs en rajouter un peu vu le sourire de notre rickwhaw-wallah… ou pas d’ailleurs mais on préfère penser que oui) mais c’est quand même la meilleure méthode... C’est ce que font souvent les indiens eux-mêmes, nous nous sommes juste contenté de copier bien sûr, ça fait au moins un peu local. Et puis, franchement, se faire gratter la jambe, c'est très très vite désagrable...

Mais le pire, c’est que l’on devient complétement exigents et chiants par moment. Au resto, on n’hésite plus à faire la moindre réclamation, à véritablement crier sur les richshaw-wallahs ou les chauffeurs de taxis quand ils ne prennent pas le bon chemin. Combien de fois on leur a dit qu’ils étaient complètement stupides. Il faut dire qu’ils nous y ont bien poussé car ils sont quand même en général peu aidé et vraiment nonchalants, ils n’ont pas trop la « customer-oriented attitude ». Les rickshaws font toujours semblants de comprendre où on veut aller, les restos vont faire les courses au marché une fois qu’on a commandé et dans les hôtels il ne reste bien entendu que les chambres les plus chères… Mais le pire, c’est que dès qu’il y a confrontation et qu’on commence à élever le ton, ils nous regardent toujours avec leurs yeux de merlants fris. Jamais quelqu’un nous a crié dessus en retour, mais ils se vexent par contre au quart de tour… De vrais gamins en fait !

Enfin, on espère que ça nous passera en rentrant au pays vu la docilité du service à la Française…

jeudi 14 décembre 2006

Time is time !

Ayant repris des activités sportives depuis un petit moment, nous fréquentons plus ou moins assiduement le Sports Complex d’Andheri (attention, ne vous imaginez pas un complex de folie, c’est public donc très rudimentaire mais correct et donné)... Or, depuis quelques scéances, nous rencontrons quelques difficultés avec le garde de là-bas. Tout a commencé la semaine dernière. Je jouais au badminton avec Audrey. Nous étions arrivées « en retard » ce qui signifie qu’on n’était pas arrivée à 18h pile mais plus vers et quart. Il faut savoir qu’ici, les cours ne se louent que d’une heure pile à une autre. Mais bon, personne ne prenant la suite sur notre terrain, arrivé 19h, nous nous disons que nous pouvons continuer un peu plus. Mais là, attention le garde arrive. « C’est terminé ! Il faut partir maintenant » « Ok, pas de problèmes » et en tant que bonnes françaises non habituées à ce genre de contraintes, on continue gentiment notre partie. 5 min plus tard, le revoilà, même topo. Bon ok, ce jour là, il a dû revenir 3 ou 4 fois pour nous virer du terrain. Cette semaine, je refais une partie de Badminton avec Nico. Encore une fois, nous arrivons en retard. Nous étions seuls sur les terrains. Lorsque l’heure retentit (parce qu’ils font sonner la cloche pour nous tous seuls...) le garde se ramène de suite cette fois, il commence à nous connaître. On lui refait le coup de continuer à jouer alors qu’il nous a prévenu, il revient 5 min plus tard et là, Nico qui n’avait pas assisté à la scène précédente commence à lui crier dessus. « TIME IS TIME !!! » nous crie-t-il. On a beau lui expliquer qu’on a pris le cours plus tard, qu’il n’y a personne mais bon, rien n’y fait... On finit par partir et on remarque parce qu’il nous avait envoyé un policier entre temps. Sympa ! Heureusement, on n’était plus sur le cours... Aujourd’hui, troisième épisode. Je repars jouer avec Audrey. En arrivant, grands sourires hypocrites au garde. En fait, il prend tout ça très bien, vient nous refaire des sourires pendant qu’on joue (bon, ça, c’est certainement parce qu’on est les seules filles à jouer en short...) Mais 5 min avant la fin, un balayeur commence à venir passer la serpillière sur les cours à côté. Comme par hasard, 5 min plus tard, en calculant bien, il serait sur le nôtre. La cloche retentit et là, le flic débarque direct ! Bon, heureusement, on avait commencé à l’heure mais quand même, ils y vont un peu fort ces indiens... En tous cas maintenant, c’est sûr, on est fiché au club de sport ! Mais quand même, la double précaution serpilleur-flic nous a paru un peu excessive... Encore une fois, on remarque l’esprit obtus des indiens. Ils ont une tâche à faire et la font sans réfléchir. Enfin, nous ça nous amuse de plus en plus tout ça donc forcément, on en rajoute toujours un peu...

dimanche 10 décembre 2006

Le train de banlieue à Bombay

On vous en avait déjà parlé rapidement, mais le train de banlieue d’ici mérite bien un post à lui seul. On avait déjà lu un article dessus avant de venir, et on s’était bien dit qu’on ne le prendrait pas. Oui mais voilà, comme on habite dans le Nord de Bombay, la seule solution viable pour descendre dans le centre à la pointe Sud, c’est ce fameux train de banlieue. En taxi en journée, ça peut quand même prendre dans les deux heures, alors qu’en train c’est 40 min...et 7 rps (soit...rien). Et surtout, c’est une expérience en soit, plus ou moins hard suivant les heures de la journée. Cette semaine par exemple, on a eu la bonne idée de le prendre depuis le sud vers 18h, soit bien dans l’heure de pointe. On pensait qu’avant déjà le train était blindé, mais là c’était encore un autre niveau, inimaginable pour nous en fait. C’est un peu comme si chaque milieu de wagon était le centre d’un regroupement de mêlé au rugby. Ah oui et au fait, il n’y a pas de portes, ce qui fait qu’en période de pointes, c’est des grappes de personnes qui dépassent des wagons, avec même certains uniquement accrochés aux autres, donc sans prise avec le wagon. Du coup certains n’hésitent pas à monter sur le toit, et à se retrouver à quelques centimètres des fils électriques. Du coup, avec 6 millions de voyageurs par jour, c’est 3000 morts par an dans les trains. Les moments clés, sont bien entendus les arrêts à chaque station, la moitié des personnes descendent avant l’arrêt du train, et ceux sur le quai essaient de faire de même, en évitant et surtout repoussant ceux qui veulent sortir. Bref c’est le combat à chaque station entre ceux luttant pour sortir et ceux voulant rentrer, surtout que le train ne s’arrête que quelques secondes. Autant dire qu’il y a plutôt intérêt de se préparer deux stations avant pour espérer ne pas louper son arrêt, et être éjecté au bon moment.

Mais à part ça, ça marche finalement pas mal du tout, il y a une fréquence de trains incroyable, c’est plutôt rapide et jamais en panne. Ils sont même en train de renouveler les wagons, tout en ayant pris soin de garder cette délicieuse ambiance de wagon à bestiaux mais le tout en inox maintenant. Détail non négligeable aussi, les 9/10eme des wagons sont pour les hommes, et il y en a aussi certains réservés aux femmes, où l’ambiance est un ton en dessous quand même, ce qui fait que Johanne s’en sort pas mal en général. Malgré ça, les femmes peuvent aussi revenir à l’état sauvage en 2 minutes quand il s’agit de monter ou descendre du train mais il est vrai que l’ambiance y est plus conviviale. Il y a énormément de vendeurs, de mendiants et d’estropiés qui passent, ça discute beaucoup. Et tout le monde s’organise dès le départ du train pour essayer de récupérer les places des personnes qui descendront avant. La technique est simple, elles se tapent et demandent la station. Puis après, ça donne « Bon quand toi tu descends, toi, tu vas t’asseoir là, comme ça, elle, elle va là et moi je peux prendre ta place, OK ? » Pareil pour descendre du train. Il faut se préparer au moins deux stations en avance, il faut évidemment savoir de quel côté le quai va se trouver et se positionner très stratégiquement. Et ça recommence : « Tu descends à Dadar toi ? Moi oui alors pousse toi » On doit souvent se pousser mais on ne peut que rarement bouger plus que le petit orteil. Mais bon, on fait semblant, histoire de conserver cette ambiance très conviviale des trains de banlieue… Sans oublier la fois où Johanne s’était fait éjecter par une mamie avant même de pouvoir rentrer et que Nicolas a dû sauter du wagon en route pour ne pas partir seul...

Pour plus d’images des trains de Bombay, voir sur notre Flickr comme d’habitude.

mercredi 6 décembre 2006

Au travail !

Depuis une semaine, on commence seulement à réaliser qu'on est aussi venu ici pour travailler... Aujourd’hui, on avait même une présentation à faire devant une classe qu’on ne connaissait pas du tout. Ils avaient l’air de nous attendre avec impatience, ils nous avaient bien appelé 5 fois ces jours-ci pour nous dire de ne pas oublier… On espérait juste qu’ils se satisferaient de notre travail. Mais les Indiens nous réservent toujours des surprises, ils sont toujours aussi marrants… Déjà, dès le début, ils n’arrêtaient pas de nous prendre en photos avec leur téléphone (enfin surtout Johanne et Audrey évidemment). Après être arrivée 20 minutes en retard, la prof a ensuite piqué du nez et dormi pendant environ 2 minutes alors qu'on présentait. On se demandait un peu ce que cela voulait dire, mais en fait elle a bien aimé notre travail ! Ca fait bizarre quand même. Enfin, on n’aura plus de remords à dormir en cours nous aussi du coup. Et puis, on a bien du passer un quart d’heure à répondre à la fin de notre exposé à LA question fatidique : « Mais que pensez-vous du coup de boule de Zidane ?? ». Evidemment, ce n’est pas la première fois que l'on a à répondre à ce grave problème (même si ils ne sont vraiment pas fanas de foot, ici, c’est le cricket le sport national). Mais on ne s’attendait juste pas à répondre à cette question dans ce contexte. Enfin, on se demande bien si ils retiendront plus les caractéristiques des pratiques de management en France où la formidable analyse de Nico et Edouard sur le geste malencontreux de notre héro national mais ils avaient l’air content de la présentation en tous cas.

Tant qu’on y est, un petit chiffre marquant, qu'on ait pas fait cet exposé pour rien : en moyenne, on travaille 1561 heures par an à Paris (on est les derniers), 2347 in Bombay (deuxième)

lundi 4 décembre 2006

La phrase du jour

Prononcée par notre prof de Personnal Financial Planning ce soir. Il était en train de nous décrire toutes les assurances possibles et imaginables en Inde (on a tout compris d'ailleurs...) "Ce genre d'assurance pourries, c'est juste pour les personnes telles que le gars qui m'amène l'eau là" dit-il en désignant son verre rempli tout au long du cours par un gars qui ne fait, il est vrai, que ça de ses journées... Enfin non, j'exagère, il amène des cafés aussi et il attend beaucoup sur sa chaise aussi...